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Les atouts environnementaux

Le miscanthus

Le miscanthus :
une culture vertueuse pour l’environnement

Pérenne et nécessitant très peu d’intrants, la culture du miscanthus apporte des services pour l’environnement, ou services écosystémiques : protection de la ressource en eau, lutte contre l’érosion, stockage de carbone dans le sol, biodiversité, réduction des intrants… Ces services ont fait ou font l’objet de projets de recherche et sont maintenant bien documentés.

Les services écosystémiques, ou services environnementaux, rendus par les parcelles de miscanthus sont multiples. Le miscanthus, culture pérenne, s’implante pour une vingtaine d’années et apporte une réponse à de nombreux enjeux environnementaux : une parcelle de miscanthus est multifonctionnelle !

Protection de la ressource en eau

Le miscanthus joue un rôle clé dans la protection des captages d’eau potable et la réduction de la pollution diffuse (nitrates, pesticides). Grâce à son système racinaire dense et profond, il limite le lessivage des intrants vers les nappes phréatiques. Des projets comme MisEauVert (INRAE, Novabiom, 2025) ont démontré que son implantation en aires d’alimentation de captage (AAC) permet d’accélérer la reconquête de la qualité de l’eau, en réduisant significativement les transferts de nitrates et de résidus de pesticides. Le miscanthus ne nécessite quasi aucun intrant chimique après la première année, ce qui en fait une culture idéale pour les zones sensibles

Pour aller plus loin :

Protection des sols contre l’érosion

La couverture permanente du sol (tiges, chaumes, feuilles) et le réseau racinaire profond du miscanthus protègent efficacement contre l’érosion éolienne et hydrique. Des études menées par l’AREAS et la Chambre d’agriculture de Normandie, soutenue par l’Agence de l’eau Seine Normandie à travers le projet INNOBIOMA, ont montré l’intérêt du miscanthus comme BLC, Bandes ligno-cellulosique, pour réduire la formation de ravines, limiter le ruissellement et retenir la terre fertile dans les parcelles. En bandes ou en pleine parcelle, il agit comme un barrage naturel contre l’érosion, même sur des sols sensibles ou en pente.

Depuis bientôt 10 ans, Novabiom propose un accompagnement spécifique pour ces projets de miscanthus / érosion, essentiellement en région Haut de France, Normandie et Grand Est. Nous proposons une planteuse deux rangs très adaptée pour ces chantiers en bandes.

Pour aller plus loin :

Réduction de l’IFT

Pas de produits phytosanitaires une fois l’année d’implantation passée.

Première année : Un ou plusieurs désherbages sont nécessaires pour assurer une bonne implantation. Ils peuvent être chimique, mécanique ou une combinaison des deux.

Années suivantes : aucun traitement n’est requis grâce à la couverture dense du sol, et au paillage naturel qui empêche le développement des adventices.

Impact : Sur 20 ans, IFT du miscanthus est proche de 0 en moyenne, contre 3 à 5 pour des cultures comme le maïs ou le blé.

Ration énergétique élevé

Ratio énergétique (énergie produite / énergie consommée) de l’ordre de 30 à 45 (sources : DTI et étude AILE).

Culture autonome

Recyclage des nutriments : le miscanthus puise l’azote et les nutriments en profondeur et le restocke dans ses rhizomes à chaque cycle, lors de la phase de sénescence, ce qui élimine le besoin d’apports externes. Il n’y a pas d’exportations significatives. Il n’y a donc pas d’apport d’engrais systématique.

Efficacité hydrique : le miscanthus est une culture avec une photosynthèse en C4, très efficace sur l’utilisation de l’eau, il n’est donc pas nécessaire de l’irriguer. Son système racinaire lui permet de capter l’eau en profondeur, et la couverture permanente réduit l’évapotranspiration.

La phase de végétation est longue : de mars à octobre, avec une bonne valorisation de l’eau sortie hiver

Face aux enjeux du changement climatique, ces atouts font du miscanthus une culture résiliente.

Bilan carbone très favorable

Stockage du CO₂ : Le miscanthus stocke l’équivalent de 1,4 à 3,3 tonnes de CO₂ par ha et par an dans le sol suivant les conditions pédoclimatiques (source CE-CARB).

Faibles émissions : Pas de labour annuel, peu de mécanisation, et pas d’intrants chimiques.

Ainsi, sur le cycle de production en incluant récolte et stockage à la ferme, la culture du miscanthus permet un stockage net de 1 à 3 tonnes équivalent CO2 par hectare et par an.

Substitution des énergies fossiles : utilisé comme biomasse, il remplace le fioul, le charbon ou le gaz, réduisant les émissions et la dépendance aux énergies fossiles.

Pour aller plus loin :

Culture très favorable au développement de la biodiversité

Un refuge pour la faune et la flore

Les zones de bordures et les zones de densité plus faible abritent une flore diversifiée, favorable au nourrissage de la petite faune.

Habitat permanent : Contrairement aux cultures annuelles, le miscanthus offre un abri toute l’année pour les insectes, oiseaux et petits mammifères.

Diversité des espèces : Des études et des comptages montrent une présence significative de petite faune, et micro faune, dont des auxiliaires de culture (pollinisateurs, et prédateurs naturels des ravageurs).

On observe également une fréquentation des parcelles par la grande faune. La plantation de miscanthus doit être réfléchi de manière cohérente pour ne pas créer de zones de fixation sans gestion de la faune sauvage.

Novabiom accompagne les agriculteurs dans le choix des bonnes pratiques pour limiter les contraintes et maximiser les atouts, en choisissant par exemple des aménagements dans les corridors écologiques : En bandes, ils créent des liens entre les zones naturelles, favorisant la circulation des espèces. (photo ci-contre : @G de Valicourt )

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